
Ces dernières années, les réseaux professionnels féminins ont le vent en poupe : on en dénombre aujourd'hui plus de 400 en France.
Seules 30% des créations d'entreprise sont initiées par des femmes. Freins socioculturels, difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle, manque de confiance en soi et complexité du rapport à l’argent sont quelques unes des raisons avancées. Ces dernières années, les réseaux professionnels féminins ont le vent en poupe : on en dénombre aujourd'hui plus de 400 en France.
Ces réseaux, fondés sur le partage d'expérience, ont tous en commun d'accompagner les femmes dans leur création, le développement et la pérennité de leur activité. En Bretagne, le réseau Entreprendre au féminin compte plusieurs antennes et depuis deux ans le Forum des Créatrices Innovantes valorise l'alliance des femmes dans l'innovation économique au travers d’un événement. En parallèle, plusieurs concours soutiennent les projets lancés par des femmes.
Caroline Lepoutère, ancienne entrepreneure-salariée d'Elan Créateur, Designer d’espaces intérieurs et gérante de CL Intérieurs évoque son expérience des réseaux. Elle a d'abord intégré des réseaux au féminin qui lui ont permis d'échanger avec d'autres femmes entrepreneures autour de problématiques similaires. Si les réseaux féminins constituent un véritable levier au démarrage de l'activité, elle les considère avant tout comme une première étape et invite à s’ouvrir à différents réseaux. « Le milieu de l'entreprise est mixte », rappelle t-elle, et au quotidien elle a autant d’interactions avec des hommes qu’avec des femmes. Aujourd'hui présidente du Club des Créateurs (CCRE35), elle confie être un « pur produit des réseaux » : 95% de ses contrats sont liés au bouche à oreille. Selon elle, le réseau c'est d'abord une question d'ouverture, d'échange et de générosité. « J'aime profondément les gens », confie t-elle et ils le lui rendent bien.


